Tout ce qui avance, converge. Tu veux créer du lien ? Bouge !

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« Tout ce qui avance, converge. Tu veux créer du lien ? Bouge !

Extrait d’une conférence à l’Espace Sud – Martinique-  mars 2012

Cette expérience vécue avec Yolaine1 m’a confortée dans le choix que j’ai fait aujourd’hui.

J’ai décidé de vous parler d’amour ! J’ose !

Oui j’ai bien dit d’amour…  Je sais …. Vous vous demandez comment peut-on parler d’amour, au travail ; vous venez au bureau uniquement pour travailler n’est-ce pas ? Votre vie professionnelle est bien séparée, vous faites la part des choses … je vous comprends …

Ce que je suis amenée à vous faire découvrir c’est un trésor, un trésor inépuisable que nous possédons tous, mais pour le découvrir, il est nécessaire de faire un voyage d’exploration à la découverte de soi ET des autres. 

Pour ce voyage, il faut beaucoup d’amour, de courage envers soi, d’acceptation de l’inconnu et des capacités de résilience pour affronter les obstacles.

Amour et confiance en soi

Selon des aînés,

TOFS-1

Edgar MORIN, 94 ans,

Sociologue et philosophe, père de la pensée complexe, docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde,

 
 
 

TOFS-2

Et Stéphane HESSEL, mort en 2013 à l’âge de 95 ans,

Diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français, auteur du célèbre « Indignez-vous », puis « Engagez-vous »,

 

dans leur livre commun  « Le chemin de l’espérance », ils disent « qu’il y a dans notre société, carence d’empathie, de sympathie et de compassion, laquelle se traduit par l’indifférence, l’absence de courtoisie entre personnes habitant souvent un même quartier, un même immeuble, alors que dire bonjour à l’inconnu de rencontre signifie qu’on le reconnaît en tant qu’être humain  digne de sympathie. De même, il y a carence de compréhension au sein d’une même entreprise, d’une même famille ».

Et selon eux, « c’est grâce à l’expérience de l’amour que chacun peut accéder à la confiance en soi. » (Le chemin de l’espérance, Ed. Fayard Chap. Pourquoi réformer et transformer ? p. 20)

Des études très sérieuses ont été menées sur le sujet et ont démontré que le manque d’amour, d’ouverture et d’estime de soi des individus entraînent des problèmes de reconnaissance, de compétence et de confiance dans les collectifs de travail et sont sources de mal être.

Aujourd’hui, ces sujets sont enseignés en gestion des relations humaines en France depuis peu certes. Dans les universités américaines les plus prestigieuses, comme Harvard, Berkeley, des programmes sont dispensés, c’est une pratique de plus en plus courante ; on enseigne même l’art du bonheur !  Alors vous n’y croyez toujours pas ? …

Pour ma part, j’ai été formée en France sur le concept de « l’Elément humain ».

Une approche humaniste des relations humaines, concept issu des travaux de recherche de Will Schutz réalisés aux Etats Unis et qui traduit parfaitement ces dimensions d’inclusion, d’influence et d’ouverture. J’ai suivi également un cours « The Science of Happiness », dispensé par Sonja LYUBOMIRSKY, Professeur à l’Université de Californie (UC). La Science du Bonheur enseigne qu’être heureux est possible, c’est un droit, mieux, une compétence à développer. Pour la culture française, c’est une approche nouvelle. (Sonja Lyubomirsky dirige le laboratoire de psychologie positive de l’Université de Californie. Ses travaux ont reçu de nombreuses récompenses. Auteur du livre « Comment être heureux et le rester » Ed. Marabout)

Pourquoi parler d’amour ? Parler d’amour c’est parler de DON DE SOI, d’EMPATHIE, de RESPECT, de BIENVEILLANCE, d’OUVERTURE, de GRATITUDE, de JOIE.

L’amour est la porte d’entrée à des valeurs universelles et surtout des valeurs humaines, celles dont on a besoin à l’heure actuelle. Les mots d’amour, vous en connaissez certains : BONJOUR – MERCI

Par exemple, quand on est amoureux, on déplace les montages, non ?

L’amour, c’est un sentiment profond dont le cœur est le symbole.

L’amour répond à des lois universelles dont celle du DONNER / RECEVOIR ;

Si je donne, je reçois ! DONC, Donner de soi c’est s’ouvrir à l’autre, c’est partager notre part d’humanité, c’est créer du lien, se relier.

C’est difficile de parler, car parler c’est découvrir une part de soi, c’est s’ouvrir à l’autre. Souvent on a peur de blesser, alors on ne dit pas, on garde pour soi, on fait de la rétention !

Le plus dur, croyez-moi est de SAVOIR ACCEPTER, RECEVOIR les compliments et les critiques de la même façon !    

L’amour crée la bonne entente, augmente la confiance, renforce nos défenses immunitaires.

On est plus forts, unis, confiants et déterminés. Et puis, il faut surtout savoir que dans les organisations de travail, la confiance ne se donne pas dans la tempête.

A l’image de Yolaine ma collègue de théâtre 1

Comment peut-on imaginer que les autres nous aiment, nous apprécient, nous estiment, si l’on ne s’aime pas soi-même ? Si je me dévalorise sans cesse par des « je suis nul-le, je ne peux pas le faire, je ne suis pas capable, je n’y arriverais pas, je n’y arrive jamais… » Comment l’autre peut-il croire en moi ? Si je n’ai pas le courage d’aller vers l’autre, pour quoi viendrait-il vers moi ?  Aussi posez-vous la question :

Est-ce que j’apprécie d’être en ma propre compagnie ?

« Qui de nous peut dire qu’il a appris, dès l’enfance, à se connaître en profondeur et à être en paix avec les différentes parties de lui-même ? » selon Thomas d’Ansembourg auteur « du Je au Nous – l’intériorité citoyenne, le meilleur de soi au service de tous »

Les sentiments hostiles envers les autres existent, quand on croit que l’on est séparé des autres, sans lien.

Ce que j’ai à vous dire, c’est que nous sommes tous reliés les uns et les autres, que nous formons des parties et un tout. Tout est lien. Tout évolue.

Dans ma pratique professionnelle, en un peu plus d’une dizaine d’années d’expériences d’accompagnements, j’ai rencontré de nombreux exemples de fonctionnement en clans, des domaines séparés, des services cloisonnés, sans véritable chaleur humaine ; un non respect des règles, des procédures et de la hiérarchie, une forte agressivité et pas ou peu d’esprit d’équipe ; et au final un climat difficile, des personnes dans la passivité et démotivées et une administration inefficace et impuissante.

Les raisons ? 

Selon le concept de l’Elément Humain, 90 % des problèmes des organisations sont de l’ordre des relations humaines et singulièrement de l’ouverture aux autres : un manque de confiance, la peur de l’autre, la peur de montrer sa vulnérabilité ;

Will SCHUTZ traduit trois peurs en nous : la peur d’être ignoré, la peur d’être humilié et la peur d’être rejeté. (L’Elément humain de Will Schutz)

Il y a une chose que je peux vous dire : ces peurs sont universelles ; on les a  tous. Mais peu de personnes veulent en parler, et moins on en parle, plus on les ressent. Et au sein d’une équipe, ces peurs ne sont pas évoquées. Il n’est même pas envisagé de le faire.

C’est notre vulnérabilité, qui est à la base de tout, cette idée que, pour pouvoir entrer en relation avec les autres, nous devons nous montrer tels que nous sommes, vraiment tels que nous sommes.

Dans une conférence sur le « Pouvoir de la vulnérabilité », Brené BROWN (U.S.A.) affirme  que « la vulnérabilité est au cœur de la honte et de la peur et de notre problème d’estime de soi, mais il semble que ce soit aussi la source de la joie, de la créativité, du sentiment d’appartenance, de l’amour. »

Métaphore du prince crapaud masque

Nous avons le plus souvent des relations avec notre masque Une couverture sociale qui nous protège et nous permet de montrer ce que l’on veut bien montrer de soi ; Parfois notre partie blessée est activée et c’est notre crapaud qui réagit avec ses mécanismes de défenses. Il a tendance à enfouir derrière sa carapace le coté prince. Cette partie positive de nous qui s’émerveille, découvre, explore.

L’alliance des princes et princesses est une métaphore pour inspirer chacun de nous, à aller à la rencontre des princes et princesses autour de soi, en faisant un acte de foi de cette vision positive de soi et de l’autre. Cf. Schéma suivant du modèle Prince Crapaud Masque réalisé par l’auteur.

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Nous avons tous des croyances limitantes voire archaïques, sur le monde, sur nous-mêmes, sur les autres.

Et à moins d’en prendre conscience, nous continuerons à y croire et à en souffrir,  et nous ne pourrons révéler le prince, la princesse qui est en nous.

Vous connaissez Daniel Herrero ? Le célèbre ancien joueur de rugby, avec sa verve habituelle, a dit en 2012, au cours d’une conférence à des Ingénieurs de la Fonction publique territoriale :

« Tout ce qui avance, converge. Tu veux créer du lien ? Bouge !

Un collectif qui ne bouge plus, c’est un collectif qui va mourir. »

 

1 voir l’article intitulé « J’ai peur de lui dire »


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Savoir former des personnes ensemble pour apprendre à travailler ensemble !